LIGNE DE CRETE - MOTO

rando moto ligne de crete


Rando à pied et raquettes à neige
www.rando-vosges.com
 
Haute Savoie et Savoie en FJR 1300
 

 

Nous sommes début juin, les prévisions météo semblent plutôt favorables et comme je dispose de trois jours, ce serait bête de ne pas en profiter. Je n’ai pas franchement d’idée précise d’une destination, j’ai surtout envie de flâner et de jouer un peu les touristes, prendre le temps de me poser, découvrir ou redécouvrir des paysages et routes de montagne, mais il faut absolument que les nuits soient en France, c’est une question de budget. J’échafaude rapidement un plan … Passer par le Haut Doubs pour gagner Neuchâtel, traverser le pays d’Enhaut rejoindre Chamonix … Bonne idée, ça fait deux ans que je ne suis pas venu dans ce secteur et encore c’était pour mon boulot (que j'adore) . Pour le reste j’improviserai.

Jour 1 :

Il est 7 heures du mat, et le gros quatre pattes de la FJR ronronne pour monter tranquillement en température. L’itinéraire démarre naturellement par le col du Ballon d’Alsace et il fait frisquet comme l’on dit par ici… Le temps est clair et du col du Ballon d'Alsace on aperçoit les Alpes bernoises embrumées, c’est joli mais à cette saison c’est généralement signe que la pluie sera là dans les prochains jours.

C’est ensuite la longue descente vers Belfort, qui me permettra de gagner rapidement Montbéliard par un peu d’autoroute, je n’aime pas trop mais c’est préférable à la nationale plutôt encombrée. Je sors juste avant le péage direction, Pont de Roïde et St Hippolyte, à partir de là, ça commence à tourner sympa ! Après la côte de Maîche, je quitte l’axe principal pour passer la Frontière à Goumois, ça me changera de là, je rejoindrai La Chaux de Fond par Saigniélegier. Quelques motos sont garées au col de La vue des Alpes, je me pose et j’en profiterai pour déguster quelques-unes de leurs pâtisseries suisses, toujours surprenantes et un café fera l’affaire. Pas de chance c’est des Suisses Allemand, pas cool pour tailler la bavette !

Après Neufchâtel, j’opte pour rejoindre Yverdon, par le Val de Travers et Sainte Croix. La route est roulante surplombe les gorges de l’Areuse et offre de jolis coups d’œil sur les falaises et notamment le fabuleux « Creux du Van ». J’emmène régulièrement des randonneurs dans ce secteur et on ne se lasse jamais de la diversité des paysages. Il fait franchement chaud, la traversée d’Yverdon est souvent galère compte tenu de la circulation, ce jours n’échappe pas à la règle. La chaleur dégagée par le moteur qui n’apprécie pas les bouchons me le fait savoir en soufflant un air bouillant ! Ce n’est pas très agréable mais en contrepartie quand ça caille on apprécie ! (et c’est plus souvent le cas).
Finalement je retrouve avec plaisir la campagne et les routes peu fréquentées qui permettent de rejoindre Bulle en Gruyère et filler sur le pays d’Enhaut . Arrive le tronçon le moins agréable de la balade, non pas que la route soit vilaine ou les paysages inintéressant, bien au contraire, mais souvenez-vous qu’en Suisse la vitesse est limitée à 80 km/h (huitante ! ) et que l’on pourrais facilement tout enchainer à 120 km/h, et je sais qu’un radar est quelque part mais je ne l’ai jamais vu, alors … cool, ça coute moins cher. On ne perd pas de points en Suisse, mais on y laisse facilement la paye !

Enfn on retrouve la route de montagne, direction le col des Mosses, on peut ouvrir un peu, le pilotage devient une danse tant les courbes s’enroulent, personne devant, que du bonheur. C’est presque avec regret que l’on arrive en haut, histoire de faire durer cet instant, je stoppe au « boulevard du motard heureux » ! Ne riez pas, il y a une plaque de rue ! Ce bar accueille les motards et propose même de quoi nettoyer les écrans de casque ! Une R6 et une Ducati 848 sont déjà là. Le cadre est super mais il faut que je reprenne la route sans trop tarder il reste une bonne centaine de bornes pour rejoindre Chamonix et je dois encore trouver ou dormir. La descente sur Aigle est sympa, mais il y a quelques travaux et des feux interminables. Le jours ou vous ne trouverez plus la suisse en chantier, faites-moi signe ! lol. Je prends les 18 km d’autoroute pour aller à Martigny, histoire de gagner un peu de temps et éviter la route de fond de vallée ou il n’y a que villages et zones industrielles. Rapidement on attaque le col de la Forclaz, c’est impressionnant vu du bas, mais finalement, si les épingles du début surprennent il n’y a plus grand-chose ensuite, mais j’aime, bien que cette route n’est pas terrible quand on arrive sur la France !
C’est finalement au village des Houches que je trouve à me loger. Après une douche destinée surtout me détendre après tous ces km de concentration, une balade à pied décontractée et un petit resto … Pas belle la vie ?

Deuxième jour :

Ce sera cool, je vais trainer à pied dans les rues de Chamonix. J’y viens pourtant plusieurs fois par an, mais c’est toujours pour aller en montagne et généralement pour bosser, pour une fois je vais prendre mon temps. J’adore m’y promener, l’esprit de la montagne d’antan y est bien présent, à condition de savoir faire abstraction du Chamonix moderne que je trouve malheureusement dénaturé, devenu snob et bourgeois. C’est dommage. Il est presque onze heures quand je décide de repartir vers les routes de montagne retrouver un peu de fraicheur, ici il fait à présent trop chaud.
Je quitte la vallée au plus rapide (malgré la circulation intense) pour gagner Megève, et monter jusqu’au barrage de Roselend. Une terrasse d’auberge avec vue sur le lac me tend les bras ! Super, une salade et des produits régionaux transformeront cette collation en festin ! Beaucoup de moto passent par là et on peut les suivre du regard avant qu’ils passent devant la terrasse. Une balade au bord du lac pour faire des photos et surtout digérer et je reprends la route en sens inverse.

Je regrette un peu de ne pas être parti plus tôt ce matin, j’aurais pu sur la même balade visiter Beaufort, ça à l’air sympa. Pas grave je reviendrai à l’occasion. Je vais donc rouler jusque Flumet, visiter le village avec son pont impressionnant sur la rivière Arly et visiter le vieux moulin, un peu de culture ne nuit pas. Il fait si chaud que le goudron de la route fond, c’est l’occasion de repartir vers les cimes via la col des Aravis (1486 m) et le col de la Colombière (1613 m) . Fini de flâner, il est temps de rentrer.
En soirée je repars à pied vers le restau, d’hier, super sympa et la carte invite à y revenir. Quelle soirée folle, la discussion s’engage avec les patrons bretons ! Puis avec la table voisine… Heureusement que j’étais à pied … si vous voyez ce que je veux dire ! lol

Troisième jour :

La route sera longue ! je ne veux pas prendre d’autoroute et éviter de traverser Genève. Je vais donc passer par Cluses, Bonneville, la Roche sur Foron et rejoindre Bellegarde sur Valserine par les routes en jaune sur la carte. Pfff, c’est joli mais un peu galère la signalisation n’est franchement pas terrible, j’ai fait quelques détours dont je me serais bien passé, mais finalement aucun regret d’avoir découvert ce secteur qui n’est jamais sur mes itinéraires. La pause se fera au col de la Faucille, Café tarte aux Bluets (sorte dr grosses myrtilles à chair blanche et de culture) est comme le hasard fait bien les choses, servis par un vosgien ! Le monde est petit.

C’est reparti vers Morez. Je suis chagrin, durant la descente les pompiers sont au chevet d’un motard et sa GSX-R semble broyée, j’espère qu’il s’en sort pas trop mal.
Le voyage se poursuit par Champagnole, Pontarlier et Morteau. Il me reste 130 km . D’ici je connais relativement bien la route, je devrais pouvoir les avaler en deux bonnes heures.

Le périple se termine un peu avant la tombée de la nuit par un gros stress ! Durant mon absence, les traitres en ont profité pour recouvrir la descente du Ballon d’Alsace d’une généreuse couche de gravillon !!! No coment !!!


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