LIGNE DE CRETE - MOTO

rando moto ligne de crete


Rando à pied et raquettes à neige
www.rando-vosges.com
 
1468 bornes pour 19 grands cols alpins en 650 SV-S
col du galibier

 

1er septembre.

Ma saison de montagne est terminée, les vacanciers sont rentrés chez eux, du coup je me sens un peu désœuvré. La météo est superbe et normalement ça doit durer… Alors il faut en profiter. Juste le temps de régler quelques détails et jeter négligemment quelques fringues et une carte dans la ventrale, vérifier la pression des pneus de la SV, enfiler le cuir ; il est 10 h 15 quand je prends la route direction la Haute Saône et le col des croix (750 m) je connais par cœur c’est celui que j’emprunte le plus souvent, il faut dire que sur les 5 directions que je peux prendre au départ de la maison, démarrent pas un col … (oui, je sais c’est super, sauf que l’hiver la neige est garantie !)

Je file sur L’Isle sur le Doubs, j’adore cet itinéraire, très peu fréquenté, paysages ouverts et la route bien sinueuse et en assez bon état permet de soutenir un rythme assez élevé, bien sûr sans oublier que les pièges sont toujours biens présent sur ces terroirs agricoles. Ensuite direction la Suisse, la route de Biaufond étant fermée pour cause de travaux forestier, je gagne Villers le Lac par Grand Combe des bois par une chaussée étroite, défoncée et très sale suite aux travaux agricole et forestier.

Après une pause casse-croute, c’est par le col des Roches que je rejoints la Suisse. La traversée du « Val de Travers » est un pur bonheur jusqu’Yverdon. De la direction La Gruyère pour grimper au col des Mosses (1445 m). Avant d’attaquer la longue descente sur Martigny. L’heure tourne mais je prends encore le temps d’une pause au col de la Forclaz (1526 m), Une terrasse ensoleillée et des motos plein le parking, avouez que c’est un appel. Tandis que les ombres et la fraicheur gagnent le fond de la vallée il est temps de repasser en France, et c’est à Vallorcine que je trouve un petit hôtel pour la soirée et la nuit.

2 septembre.

Il n’a pas gelé dans la vallée mais attention au col des Montets, (1467 m) route froide et humide, appelle à en ramener un peu, les pneus ne montent pas en température. Même si je suis monté en Michelin power 3 ….Le soleil arrive dans la vallée, ça réchauffe bien. Il faut passer cette vallée de Chamonix ou la circulation est toujours chargée à cette heure, pas moyen de rouler à ma main Bon … restons cool, ça va passer.

Enfin voilà Flumet, et j’attaque le col des Saisies (1657 m). Plus personne ! Gazzz, ça défoule. Par chance pas de camping-car, la route étroite ne permet pas de doubler facilement en sécurité. La station est déserte (et très moche) J’ai un bon feeling, et la descente sur Bourg Saint Maurice s’annonce bien … sauf qu’après quelques km, la chaussée est copieusement gravillonnée. Brrr pas glop, plus loin ce sont les engins de TP et les feux qui me gâchent la descente. Bof moitié mal je n’aime pas trop descendre… et je sais que bientôt d’autres beaux virages m’attendent !

Je roule de nouveau en fond de vallée, mais il est 12 h 30 tout le monde doit être à table, j’en profite pour avaler la N90 avent de prendre la D 213, direction le col de la Madeleine (1993m) ! Génial 28 bornes de montée, sans une bagnole devant, j’ai juste doublé 2 Italiens en GS (évidemment), le pied, mais gaffe ça tourne sec et la route n’est pas toujours en très bon état. Un photographe mitraille les motos et vous pouvez ensuite acheter les photos si elles vous plaisent (carte de visite dispo au col). Le col est accueillant, ensoleillé bien qu’il ne fasse pas très chaud, L’heure du casse-croute a sonné pour moi, et je vais me régaler avec une belle assiette de fromage et charcuteries locale, juste un seul petit regret, j’aurais adoré un petit vin local pour faire descendre ça … Mais il faut rester raisonnable.

La descente vers Saint François Lonchamp s’enroule sans soucis avant de repartir à l’assaut du col du Glandon (1924 m) bof, juste un point de passage, j’en profite pour pousser jusque le col de la Croix de fer (2064 m). Un instant d’hésitation… descendre sur la Maurienne, la route semble bien sympa mais finalement je fais demi-tour pour rejoindre le barrage de Grandmaison et Le Bourg d’Oisans. Le secteur m’est familier, j’y viens depuis les années 90 pour mes formations montagne, mes sorties alpinisme et randonnées professionnelles. La circulation est dense, et tandis que j’attaque la montée vers le lac du Chambon, je cherche un hôtel pour la nuit. C’est finalement à La Grave que je me pose.

3 septembre.


Splendide journée, ciel bleu et température clémente, l’idéal pour repartir à l’assaut du Col du Lautaret (2057 m) et je poursuis sur le Galibier (2642 m). Whaouuu, ça tourne, ça monte, personne devant … gazzz toujours avec prudence, il y a pleins de vélos (les courageux ! lol) en haut c’est du délire, c’est le point de rendez-vous de tous les 2 roues !!! En 10 minutes on se retrouve une bonne trentaine ! Cool ! J’en profite pour saluer Cédric de Saint Louis en route pour la Nice avec sa CBF. Séance photo et c’est reparti direction col du Télégraphe (1566 m).

Toujours des vélos et des motards qui montent ou descendent tandis que j’arrive tranquillement à Saint Michel de Maurienne. Ravitaillement pour Suzette et pour moi, ce sera pique-nique dans un coin sympa, au bord du lac du Mont Cenis à 2081 m. C’est beauuuu, dommage que le vent est assez fort et froid mais la beauté du paysage en vaut la peine, sans compter les bruits des motos qui s’arsouillent. (Bon je sais ça dérange les promeneurs et les marmottes, mais je kiffe ça !) .

Demi-tour et direction la Vanoise. Impossible de ne pas s’arrêter et visiter Bonneval sur Arc, avant d’attaquer la montée. Je déchante vite. Encore des gravillons ! Heureusement ça ne dure que 2 km. Oufff.
Les paysages sont époustouflants de quels cotés que le regard se pose. La Vanoise ou à droite les glaciers étincelants du Grand Paradis. (J’aurais très envie de prendre mon sac à dos, chausser mes grolles et filler sur les sentiers … c’est dur quelques fois de choisir entre deux passions.
Les virages s’enchainent, la route deviens de plus en plus étroites et ça deviens difficile de doubler ces bagnoles qui roulent presque au pas pour admirer la montagne. MAIS GARREZ VOUS DONC BORD…. Restons calme. C’est vrai que ça donne envie de flâner, mais aujourd’hui je ne suis pas là pour ça ! Me voilà à l’Iseran (2762 m) ce sera le point culminant de mon périple. Puis ce sera la descente sur Val d’Isère station et village lieu de tous les contrastes, autant le village est beau que la station est … bof, enfin vous jugerez si vous y allez un jour.
Après un enchainement de travaux et feu rouge, Bourg Saint Maurice pointe son nez, mais je quitte l’axe à Seez pour monter en direction du col du petit Saint Bernard (2188 m) mais ce sera pour demain, je pose le casque à La Rosière. La saison étant terminée tout est fermé il ne m’a même pas été possible de jouir de la bière de fin de journée. Mais pourquoi tant de haine !!!

4 septembre :

Il est à peine 8 h 30, le twing tourne déjà. Je veux profiter de la fraicheur du matin et surtout partir avant que me trouver parmi les touristes. La route sèche et les températures largement positives repoussent le risque de regel en altitude, super. Le col est vite passé et je redescends sur Courmayeur et Aoste. Les nuages accrochent les cimes ! Pourvu que je ne sois pas pris dedans là-haut … croisons les doigts.
Ça tourne , ça monte , tout ce que j’aime surtout que la route est super belle, je passerai sous silence les nombreuses zones de travaux avec leurs feux mais ça laisse un peu de temps pour tailler la bavette avec d’autres motards.
Voilà le Grand Saint Bernard (2469 m). C’est tout gris et froid, mais il ne pleut pas. Les motards sont partout, toutes les marques, et toutes les nationalités, les bars et cafés pris d’assaut mais je préfère grignoter un truc dehors et profiter de la vue sur le lac et écouter monter les motos.

Puis c’est la longue descente par le Val d’Entremont jusque Martigny. Je vais repasser par le Pays d’En Haut, il me faut donc reprendre la direction du col des Mosses avant de partir vers les Diablerets et le col du Pilon (1546 m). Les noms de villages imprononçable se suivent, Gstaad Saanen, Zweisimmen, Weissenbach … mais heureusement après le col du Jaunpass (1509 m) qui s’appelle aussi col de Bellegarde, ça reparle comme moi !
J’adore ce secteur du canton de Fribourg pour venir y faire de la montagne depuis 1970 ! en redescendant sur Charmey, les Gastlosen (1935 m) barrent l’horizon, c’est aussi ce que l’on appelle les Dolomites suisses, c’est peu dire …
Passé Bulle c’est un peu monotone, cette grande plaine alluviale ou les maraichers cultivent à perte de vue. Il faut passer Neuchâtel et Valangin (ne manquez pas de visiter le château si vous avez le temps). Je prends ensuite la direction du Chasseral (1607 m) mais je n’irai pas au sommet, je l’ai déjà fait 3 fois cette année, c’est dire si c’est beau, je repasse à Saint Imier pour rejoindre Porrentruy par les Gorges du Pichoux (sublime aussi) et Saint Imier (à découvrir absolument) . Il ne me reste plus qu’à rentrer par cette route que j’emprunte au moins 10 fois par an et qui passe par Belfort et le Ballon d’Alsace (1170m), histoire de terminer cette journée de 510 bornes par un dernier col familier.

Je retrouve ma petite maison. Bien fatigué et surtout les genoux douloureux d’avoir appuyé sur les protections de la combine.

Quel régal cette petite SV de 99. C’est une moto passion pour moi, et celle que j’aurais adoré avoir il y a 40 ans. (Bon à cette époque avec ses 68 canassons, elle aurait presque pu courir le Continental Circus…) savez vous pourquoi ? Ben ce n’est rien que des souvenirs, la couleur des derniers mono desmo Ducati, un twing en L comme la 500 pantha, qui m’a fait rêver mais que je ne pouvais pas acheter avec cerise sur le gâteau … la fiabilité. Le bilan est vite fait, huile ok, chaine ok, conso entre 4,6L et 5,2 L selon les pleins.
La position n'est pas exclusive et on peut avaler des kil sans souffrir. Le top serait d'améliorer la fourche et l'amortisseur arrière qui arrivent vite en limite quand le rythme s'accélère, ça oblige à calmer le jeu. Mais de toute façon, je reste quand même le champion du monde de ma rue ! (MDR, il n'y a que ma maison !!!)

C’est vrai que certaines motos actuelles me font très envie, mais je pense que compte tenu de la sagesse (enfin j’espère) due à mon âge et expérience, la plus part des 120/150 chevaux resteraient le plus souvent à pâturer sur les Hautes Chaumes des Vosges ! Lol

 


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route du galibier
 

au col de la Madeleine

 
sculpture harley  en bois
 
col iseran
 
vue sur les Gastlosen
 
barrage de Grandmaison
 
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