LIGNE DE CRETE - MOTO

Toutes mes motos ! des impressions des souvenirs et des bornes !
motobecane dit Motobek La première ! Nous sommes en 1972. Celle qui m’a valu le surnom de « Motobec » voir « Jojo Motobec » que certains utilisent toujours 43 ans après !

Dénichée dans la remise du père du concessionnaire de l’époque, où mon père était déjà client dans les années 50. Peu de kilomètres au compteur, elle à subit une restauration (à l’époque on parlait plutôt de retaper une bécane). La garder le plus d’origine n’était pas franchement le plus important. Les teintes chocolat et café au lait ont fait place à un rouge vermillon ! whaouu ça pétait !

Si durant quelques mois elle est restée avec sa selle à ressorts, le grand guidon, rapidement un guidon retourné, une selle bi places, et un échappement moins réglementaire l’ont transformé en « café racer ! C’est avec cette machine que j’ai vite appris à frotter, reposes pieds, échappement, (et pas que ça aïe !!). Faut dire que mes potes roulaient en 125 Honda k4 ou k5, pour leur coller au train pas le choix Gazzz et pilotage sans jamais couper ! J’ai quand même fait 30 000 km avec cette brave motobec ! Jamais aucune casse mécanique, increvable !

125 Motobecane z 54 c (1956)      
honda CB 350Honda CB 350 (1972)

Remisée avec un petit pincement au cœur, la Motobec laisse place à une CB 350 Honda ! Un autre monde. J’avais enfin une « grosse moto » pour l’époque. Reconstituée grâce à un massacreur qui avait explosé le moteur et un quidam qui avait plié la sienne ! Une aubaine !

Je découvre une moto lourde (après les 80 kg de la 125) peu de garde au sol, ça saucissonnait pas possible dans les courbes rapides et ça ne freinait pas ! Ajoutez à ça des pneus pas folichons les meilleurs était des Dunlop K 81. Que lui restait-il ? Un moteur qui frittait bien sauf qu’il descendait des pistons à tour de bras ! Un budget !!!

C’était en 1974, et le fameux choc pétrolier, donc beaucoup de concentres annulées comme les courses, ce fut une année ou chaque weekend je prenais la direction des cols vosgiens !
Cette CB à terminé sa vie en 1975, à Martigny en Suisse, au pied du col de la Forclaz, (un petit coucou au concessionnaire de Aigle, qui m'avais prêté ses outils et son atelier pour opérer en vain la bête, mais je crois que le magasin n’existe plus). Embiellage HS et beaucoup de dégâts annexes, elle fut donc cannibalisée et vendue pour pièces. Elle m’a procuré pas mal de plaisir quand même durant 42 000 km.


     
Ducati MK3

Arrive ma moto passion ! Je voulais une desmo, jaune ! Pas de bol impossible à trouver chez l’importateur il ne restait que cette Mark 3. Bon je me fais une raison, que je n’ai jamais regrettée !

Légère, un super couple, tenue de route exemplaire et une conso d’essence en dessous des 4 l !!!.  Les potes de l’époque avaient des Suzuki 350, et Honda cb 500  Honda 400 four. Bien que ma ducat manquait de vitesse de pointe, dés l’approche des petites routes sinueuses … Salut les copains !
A 30 000 km je casse un roulement de tête de bielle, j’ai profité de l’immobilisation pour une remise en état complète. (Sachez qu’elle roulait tous les jours et souvent dans la neige pour aller au boulot)


Ducati mark 3 (1975)      
Ducati desmo

Mon pote « Mimile » avais remisé la belle au profit d’une Suzuki T 500. Après une remise en état complète, c’est plus de 30 000 km sans souci que j’ai fait avec. Elle à été revendue à un jeune copain, Dan,  qui ne se gênais pas pour venir me solliciter pour le démarrage ! Hé oui, le fameux coup de Kick, il a vite abandonné pour reprendre un 350 kawa deux temps. Je ne sais pas ce qu’est devenue cette moto, après la revente.
J’ai souvenir du pot d’échappement que j’avais monté avec une chicane amovible commandée par un petit levier et câble ! Déjà … le Joe bar Team n’a rien inventé ! Sur que de nos jours ça me couterait 135 € …


Ducati desmo (1971)      
Ducati mono

Je ne résiste pas au plaisir d’exhiber les deux ducat’. C’est à partir de cette période que j’ai toujours eu deux motos. Souvent achetées à bas prix et remises en état. Il faut aussi dire qu’à l’époque l’essence ne coutait pas grand-chose (soupir …) et que je savais tout faire (mécanique, peinture) donc facile et pas cher à entretenir.

La Mark 3 à fait 40 000 km en vert, pas de panne, ni casse. Je dois préciser que lors des remises en état, la boulonnerie d’origine était remplacée par du Nyl-stop, et le faisceau électrique refait à neuf avec plus grand soins pour résister aux vibrations du mono. Comme la bête était en 6 volts, j’avais monté dans le phare d’origine une optique de Renault Estafette, ce qui permettait de passer des 25 w d’origine à des ampoules dites "code européen", de 45 w ! Une belle amélioration,

 

   
Honda cb 750 F2

Rouler avec une « 4 patt » neuve, c’était un véritable bonheur… enfin je croyais. J’ai vite déchanté. Lourde, un moteur qui ne s’exprimait que dans les tours malgré ses 77 cv ! Ne riez pas, en 1977 c’était énorme pour un 750 cc. La garde au sol trop limite, béquille, reposes pieds avant et même ceux du passagers touchaient, et les freins bof, malgré les 3 disques !

Pas de chance, à 15 000 km une consommation d’huile énorme. Après démontage, il c’est avéré qu’il manquait un segment ! Hé oui ! Pas terrible coté qualité. A 40 000 km, je décide donc de la vendre. Pas de regret …sauf celui de ne jamais avoir été payé. Mise en dépôt-vente dans un Moto Change, le parton a escroqué plus d'une dizaine de motards avant de disparaitre dans la nature.

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Honda cb 750 F2 (1977)  
Kawasaki 125 KH

Ce n’était pas prévu ! Mais bon ce petit mono 2 temps appartenais à Dan (oui celui de la ducat desmo !) Après une chute il avait voulu la réparer lui-même, mais après démontage il n’était pas capable de remonter !!! Du coup j’ai échangé cette moto en caisses contre un cyclo 102 Peugeot !

J’ai utilisé cette moto deux ans pour aller au boulot, et en utilitaire, environ 8 000 km. Revendu ensuite à un jeune motard. J'aimais bien.

 

Kawasaki 125 KH (1978)  
BMW R 50

Après les déboires financier du à la vente de la 4 patt’, Un super pote m’a confié cette brave BMW R 50/2. Ancienne gendarmerie au kilométrage indéfinissable. J’ai pour ma part fait 35 000 km avec. J’ai adoré, tant en solo que en side car (voir plus loin) bien qu’elle ne savait pas ce que freiner voulait dire. Encore un grand merci à toi Michel.

Je l’ai entretenue comme si elle était mienne durant trois sans. Ici départ pour la concentration de Aix les Bains, c’était la seule moto qui pouvait rouler chargée sans guidonner, elle à donc transporté les bagages de 3 équipages !

 

BMW R 50/2 (1966)  
ducati sideDucati mark 3 avec le side Kali

Quelques mois ont été nécessaires pour adapter ce side Kali datant de 1956 sur la ducat’. L’avantage de ce side, il est super léger, parfait pour le mono de 27 cv. A L’époque c’était facile de faire homologuer un attelage, les temps ont bien changé. Juste un pignon de sortie de boite avec une dent en moins et la transmission est parfaite. Caisse bien suspendue et un amortisseur à anneaux de caoutchouc pour la roue.
C’est un nouvel apprentissage qui commence. Un side n’a plus rien à voir avec une moto. Je vous passe les déboires du début. Le plus cocasse une bosse sur le garde boue alors que je n’étais même pas encore sortit de l’atelier ! La seconde, un virage à droite, sans passager et voila la bête que refuse de tourner ! hop, un petit saut sur un talus et voila les 3 rangées de barbelé du pré qui passent entre la roue et le garde boue ! La bécane reste suspendue ! MDR. Il a fallu la pince et couper les fils afin de libérer la belle. Heureusement pas de bobo. Ce qui m’a parmi de confirmer après 28 000 km avec ce side que : Durant les 5000 premiers km, ça fait peur et ensuite on et habitué à avoir peur !
J’ai tout appris du pilotage, des trajectoires, des paniers en l’air ou même le nez planté. N’oublions pas que le side car est le seul engin qui peut lever la roue motrice ! Les dérapages et les délires sur les routes enneigées et glissantes.
Coté mécanique, juste un roulement de sortie de boite changé. Qui a dit que c’était fragile ?
J’ai du vendre ma brave ducat’ faute de place, C’est près de 120 000 km de bonheur avec elle. Je la regrette encore.

 

   
bmw R 50 + side

La bonne et brave R50 était toujours à ma dispo. La voilà donc attelée avec un nouveau side. Un panier belge de marque Ostendia. J’ai simplement modifié la roue style roue de cyclo d'origine du side par une de 2cv avec son moyeu et renforcé le bras oscillant. Modif également du châssis pour y adapter des attaches « Précision ». J’ai encore roulé 2 ans avec cette BM. Elle a retrouvé ensuite son propriétaire et à hérité d’un panier Vélorex.

 

R50/2 et side Ostendia
 

Il à fallu plus d’une année de travail avec Pierre, pour réaliser cet attelage. Première sortie en aout 1980. En Bref, la recette. Une R60/2 ex gendarmerie, + moteur R60/5 des domaines, roues de 15 pouces mono bloc en alu, freins double disques fonte et étriers brembo (Ducati). Pont de R69 S. tout à été fait sur mesure, même les ressorts d’amortisseurs.

Avec cette version, je suis allé en Grèce, au Maroc, et un peu partout en Europe. Les seuls soucis sont été une rupture d’une chape d’attelage (Maroc) et châssis du side cassé (Espagne). En 1983, le moteur est passé en 750/5 civil. 20 CV de plus, c’était mieux !!

C’était mon véhicule principal pendant bien longtemps. A 90 000 km, après un hiver très neigeux ou le sel de la route l’avait carrément ruiné, je l’ai refait entièrement. (Voir plus loin)

R60/2 et side Ostendia (1964)
 
Benelli Tornado 650Benelli 650 Tornado (1970)

1981 ! je repère cette moto dans un dépôt vente … me revoilà redevenu ado ! J’avais tout juste 15 ans quand avant de rentrer au collège je passais par le magasin Motobécane qui à l’époque distribuait aussi Benelli pour admirer cette Tornado grenat en vitrine. Cette moto assez rare en France à disparu de la circulation. Autant vous dire que je n’ai pas hésité.
Elle est passée par mon atelier pour une remise en route. Je n’ai fait que 20 000 km avec, mais quelles sensations ! Lourde elle imposait un pilotage musclé surtout avec des bracelets ! Le frein avant 4 cames Grimeca … une énigme. A la prise du levier, ou ça bloquait ou ça ne freinait pas ! Une sonorité terrible, une mélodie rageuse avec 2 mégaphones Dunstal. Tu t’arrêtes pisser et tu crois que tu as oublié de couper le moteur ! La moto reculait sur sa béquille à chaque coup de gaz ! Chaque kilomètre se transformait en une lutte farouche ! À l’époque j’avais du émigrer en région parisienne et je faisais 15 km de périf pour aller bosser. J’arrivais dépouillé et les tripes nouées ! Dés que je montai dessus, je savais que j’allais avoir peur, mais quelle machine fabuleuse. J’ai du m’en séparer pour invertir dans mon moteur 750 pour le side. C’est la connerie de l’année. Pfff c’est ça quand on n’est pas riche !

 

 

 

BMW R 60/6

BMW R 60/6 (1972)

Je me souviendrais longtemps de ce matin de mars 1984, Quand ce marseillais est passé me voir au boulot me demander si je voulais des pièces, de BMW.
"La moto est en panne devant la gare de l’Est, je crois que le moteur est HS elle a 120 000 km, voila les papiers, je te la donne, va la chercher !" On a pris une bière ensemble et je suis repartit avec la moto dans un camion. Il était loin de se douter de l’avenir de cette bécane !

Après diagnostique, c’était simplement la boite de vitesse de bloquée. Je l’ai remplacée par une boite 4 vitesses d’occase acheté 1500 fr. Et j’ai fait encore 70 000 km sans rien faire ! Jusque en 1989 ou je l’ai restaurée façon RS (voir plus loin). Ce gars à acheté une 1300 BFG !

 

side car BMW

1989 : De retour en province je peux enfin reprendre la remise en état de mes motos.

En commençant par le side car. Réfection totale, peinture, moteur. Depuis, j’ai peu roulé avec, trop pris par le boulot, et la rénovation de maison, qui à englouti pas mal de finance. Mais je le garde sous la main ! J’ai plusieurs idées pour lui, soit la vente (que je regretterai surement) soit des virées pour des rallyes rétro, soit quelques modifs pour faire de la piste en side car ancien. A suivre.

 

Side R 60 rénové.
 
R 60/6

Après le side, ce fut le tour de la brave 600. Moteur réalésé en 700 cc, et remis en état, montage d’un carénage de 1000 RS. Elle à peu roulé depuis sa rénovation, et actuellement immobilisée dans mon garage. La relève étant arrivée !

R 60/6 renovée
 
Suzuki 650 SV-S

Quand on roule depuis une éternité avec les mêmes motos et que l’on bosse come un maboul, on ne regarde plus assez ce qui se passe dans le monde de la moto. C’est trop bête.

Quand j’ai découvert cette moto, garée au passage d’un col, et que j’ai entendu sa mélodie ! C’est le coup de foudre ! J’ai craqué ! Trop beau ! Mes souvenirs de jeunesse au cœur Ducati ont refait surface d’un coup ! La couleur, proche de celle des desmos, le twin en L, le look sport des années 70… il n’en fallait pas plus. Je l’ai enfin déniché comme je voulais, 14 000 km et parfait état en plus un échappement Ixil avec deux sorties hautes. Et un son !! 

A l’heure ou je fais cet article, elle à 35 000 km, des pneus Michelin power, et je ne fais que des virées sur des routes de montagne, l’arsouille permanente ! Un pur bonheur ce moteur qui pétille et s’exprime dés 4000 tours. C’est suzette ! Pour l'instant, je peux dire que c'est la meilleure de toutes mes motos. Enfin, celle qui me plait le plus.

 

Susuki 650 svs (1999)
 
Yamaha TDM

Je cherchais une moto plus adaptée que suzette au voyage avec bagages et une possibilité de duo en cas de besoin. Je n’avais pas d’idée précise, sauf une BMW, (30 ans ça suffit !) et pourquoi pas essayer un trail routier ? La problématique était simple, pas trop haute ni trop lourde, en très bon état et peu kilométrée. (Non pas exigent le gars !) .

C’est dans le Doubs que j’ai trouvée cette 850 TDM, avec sa bonne tête de faucon pépérin, ou disons un look particulier ! Seulement 24 000 km, super propre, aller je me lance !
Ses aptitudes à la balade et sa maniabilité sont très bien secondé par un moteur vif qui prend bien les tours et vous maintient à la limite des allures légales avec une belle réserve d’énergie.
Quelques beau trips en Suisse, Italie et en France ont vite révélé toutes ses qualités de voyageuse qui ne rechigne pas à un petit grain d’arsouille de temps en temps ! Ella à 50 000 km au moment où j'écris ces lignes, RAS. C’est BBB, Bumbelbee pour son allure et sa couleur !

 

Yamaha 850 TDM (1999)
 
Yamaha FJR 1300

Je comptais bien rester avec la TDM pour quelques années, c’était sans compter sur l’occasion qui fait le larron !
C’est presque par hasard que j’ai découvert cette 1300 FJR. Je ne suis pas fan des 4 cylindres ! C’est sur ! Je reconnais que l’idée de piloter une belle grosse machine tant que j’étais en état me titillait quand même. Alors je me suis lancé…d’autant plus que le prix était largement en dessous de la cote ; on verra bien. Les critères étaient là peu de bornes (44 000 km) et super état et une ligne agréable et c’est la moins lourde et la moins haute des grosses GT. Finalement je ne regrette pas. Il faut avouer que une 4 pattes de 100 cv et presque 12 mkg de couple c’est sympa pour voyager et la puissance n’attend pas la limite de la zone rouge pour arriver. Bon finalement ça va. Après 10 000 km, je commence à me faire une idée précise de cette moto qui demande un pilotage fin si l’on ne veut pas user les bottes dans les virages. C’est le vaisseau Amiral de chez Yamaha, donc l’amiral, c’est son nom.


Yamaha 1300 FJR (2001)
 
  Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais je crois bien qu’il y aura sans doute d’autres motos qui complèteront la collection ! Je commence déja à lorgner du coté de chez Moto Guzzi ...
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Sauf que ... j'en ai 5 dans mon garage et je n'ai plus de place !